#assumelapsy se bat sur Instagram pour que la dpression ne soit plus…

21 janvier 2021

 

Depuis que l’OMS en mars 2018, a décidé d’utiliser le terme de « santé mentale », afin de dépoussiérer la piètre image qui colle à la peau de la psychiatrie, les individus osent enfin parler des maux qu’ils subissent sans en avoir honte. Pas assez selon la psychiatre Fany Jacq qui créait en 2015, Qare, plateforme de téléconsultation destinée à venir en aide aux personnes en détresse. Aujourd’hui, elle lance « #jassumelapsy, un challenge qui court sur les réseaux sociaux depuis deux jours, porté par des influenceurs, comédiens, ou groupes musicaux. 70 000 personnes auraient déjà posté leur portrait assorti du panneau « #jassumelapsy.

 

 

Dans l’esprit des Français, la psychiatrie est encore aujourd’hui taboue. Synonyme de folie, d’électrochocs, de traitements lourds, d’hystérie, de suicides, de bave aux lèvres et de gestes désordonnées…, la psychiatrie, parent pauvre de la médecine, est restée coincée à l’époque ou le docteur Jean-Martin Charcot faisait des expérimentations sur ses malades devant un parterre de chercheurs…

 

 

 

Cette fameuse santé mentale est au cœur de tous les débats…

 

Un an après le début de la pandémie de la Covid 19, cette fameuse santé mentale est au cœur de tous les débats… On l’appelle « la troisième vague » de dépressions. En cause, le fait d’être entravés dans nos liens sociaux, amicaux, amoureux, professionnels… Emmanuel Macron a beau expliquer aux jeunes « qu’il faut tenir », ces derniers ne voient pas le bout du tunnel et sont pour beaucoup, seuls, « sans raison d’être », en clair « dépressifs sans le savoir » commente Fanny Jacq.

 

Ce challenge, porté par des personnalités publiques (le claviériste de Shakaponk, Steve, et Coucou les Girls) ainsi que des influenceurs “psy” (Catherine La Psy, La Psy qui parle) et grand public (Menthe Banane, Little Bun Bao, Douze Février, La fille qui a des tâches, etc.), a pour volonté d’inciter les Français à assumer leur santé mentale, à cesser de craindre de consulter, et à en parler autour d’eux…

 

 

 

 

Sera-t-il assez convaincant pour faire évoluer les mentalités ? Si Fanny Jacq l’espère de tout cœur, force est de constater que l’étude réalisée du 11 au 13 décembre 2020 par YouGov France pour Qare, sur un échantillon de 1001 personnes représentatives de la population française de plus de 18 ans, n’est pas des plus rassurantes. « L’épidémie de Coronavirus a généré une importante souffrance psychologique chez de nombreux Français, toutes générations confondues, et chez tous les profils socio-démographiques. Pour autant, sur l’ensemble de la population, les consultations de santé mentale n’ont quasiment pas augmenté durant l’année : seul un Français sur 10 déclare avoir consulté un spécialiste depuis mars 2020. », poursuit la psychiatre, directrice de la santé mentale de Qare. « Un taux moins élevé chez les personnes vivant en zones rurales(9%) que chez les habitants des grandes villes (15%). Une situation qui s’explique par le manque de psychologues et psychiatres dans les zones isolées, et donc des délais d’attente importants qui en découlent ».

 

17% des personnes avec enfants se sont tournés vers un spécialiste

 

A contrario, si les jeunes ont été particulièrement éprouvés par cette crise épidémique -un étudiant sur trois présentait des symptômes dépressifs au printemps et les salariés de moins de 29 ans sont les plus durement touchés par la détresse psychologique -ils semblent avoir pris conscience de l’intérêt de consulter pour se sentir mieux: 15% des 18-24 ans et 13% des 25-34 ans ont consulté un spécialiste depuis mars, soit respectivement 5 et 3 points au-dessus de la population générale. Même constat du côté des parents : 17% des personnes avec enfants se sont tournés vers un spécialiste.

 

 

 

En 2021, l’intention de consulter sera en nette progression selon l’étude. 17% des Français annoncent vouloir consulter un psychiatre ou un psychologue. Une intention davantage marquée chez les femmes(20%) que chez les hommes (14%) ainsi que chez les jeunes populations(un quart des 25-34 ans annoncent qu’ils se rendront chez un professionnel de santé mentale en 2021 alors qu’ils n’étaient que 13% à avoir consulté en 2020).

 

 

Un quart des 25-34 ans annoncent qu’ils se rendront chez un professionnel

 

Les jeunes populations vont subir de plein fouet le début de l’année 2021 : que ce soient des symptômes psychologiques à retardement liés au Covid-19, ou l’absence d’amélioration de la situation pour les prochains mois, leur santé mentale risque encore de se dégrader. Ils commencent à assimiler l’idée que consulter un spécialiste n’est pas honteux, et que nous ne sommes pas là uniquement pour traiter des pathologies mentales de longue durée. Nous avons un véritable rôle à jouer dans l’anxiété du quotidien et le « mal-vivre » au-delà du simple « mal-être » ajoute le Dr Fanny Jacq. Malgré cela, le tabou de la santé mentale reste fort chez les Français, alors que la psychanalyse est vieille de plus de cent ans…

 

 

Les Français sont une majorité à avoir peur d’être jugés négativement

 

20% des personnes ayant consulté depuis le confinement de mars 2020, n’en parlent à personne… De même pour les personnes déjà fragilisées : les sans-emploi et les CSP-sont plus de la moitié à avoir vécu leurs troubles psychologiques de façon totalement secrète. Interrogés sur les raisons qui expliquent ce “secret”, les Français sont une majorité à avoir peur d’être jugés négativement (50%) et près d’un quart n’assume pas la situation. Un constat qui diffère en fonction du genre ! Les hommes sont plus réticents à parler de leurs problèmes. 75% ont peur de renvoyer une image négative (contre seulement 30% des femmes). Même constat générationnel: la peur du regard de l’autre prime chez les jeunes générations-pour les 25-34 ans c’est même la seule raison qui justifie de ne pas en parler autour de soi ! Alors #assumelapsy maintenant !





source : www.influencia.net

agence de communication à Rennes

#assumelapsy se bat sur Instagram pour que la dpression ne soit plus…
Mot clé :